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Éligibilité de classement des extensions de domaines étrangers
Pour répondre à ces questions, observons les répercussions culturelles et les incidences sur le classement impliquées par les options mentionnées et évaluons en conséquence le pour et le contre de chacune d'elles. Dans le secteur du référencement, on tend généralement à dire qu'une extension étrangère est utile pour l'éligibilité du classement d'un site. On en a beaucoup parlé et la littérature abonde sur le sujet. Malheureusement plusieurs dimensions doivent être prises en compte, ce qui rend plus complexe la simple idée de publier un contenu multilingue. Les extensions étrangères (comme .de, .co.jp, .co.cn, etc.) sont très utiles lorsque l'on cible les spécificités d'un pays. Par exemple, pour le français, eBay publie son site sous eBay.fr parce que c'est le marché en ligne pour la France qui est spécifiquement ciblé à partir de la France. Toutefois, Yahoo en français est présenté sous un sous-domaine (http://fr.yahoo.com) car ce moteur de recherche s'adresse plus au marché francophone à l'échelle mondiale, de la France jusqu'au Luxembourg et des communautés africaines jusqu'à la Belgique. Le fait de publier un contenu multilingue sous une extension étrangère peut être utile pour votre éligibilité de classement tant que le site est hébergé à l'étranger et qu'il présente un contenu élaboré (au moins équivalent à la version principale de votre site Web en anglais). Doit-on envisager de cibler un pays spécifique ? Oui ! Et dans certains cas, il est recommandé d'enregistrer un domaine avec une extension étrangère. Toutefois, si vous considerez des plates-formes multilingues en ligne du point de vue de la part de marché d'une langue à l'échelle mondiale, il vaut mieux publier le contenu de votre site Web traduit dans cette langue, sous votre URL principale. En d'autres termes et juste à titre d'exemple, une personne purement intéressée par le marché mexicain au Mexique peut augmenter l'éligibilité de son classement sur les moteurs de recherche mexicains, si certaines conditions sont remplies :
D'un autre côté, si une entreprise, une organisation ou un individu s'intéresse au marché hispanique en ligne d'un point de vue général, de l'Argentine à l'Espagne et du Venezuela aux États-Unis (le marché hispano-américain en ligne est un segment très actif et très lucratif en termes de part de marché), il est préférable de publier un tel contenu sous l'URL principale. Dans ce cas particulier, une campagne d'amélioration des liens en espagnol dans l'idée de s'adresser à l'ensemble de la communauté hispanique en ligne permettra d'améliorer considérablement les chances de réussite à l'échelle mondiale. Lorsque l'on envisage l'enregistrement d'un domaine étranger, il faut également prendre en considération les ramifications culturelles. En fait, dans le contexte actuel (et ce, bien plus qu'il y a 5 ans), il ne s'agit pas seulement de l'intégration du trafic, mais plutôt d'un problème de taux de conversion. Lorsqu'une extension étrangère comme .de est enregistrée, les Allemands peuvent s'imaginer que l'entreprise prétend avoir une présence physique en Allemagne. Les communautés germanophones, de l'Autriche jusqu'à la Suisse, peuvent considérer ce type d'enregistrement comme étant un élément dissuasif en raison des habitudes culturelles commerciales qui sont différentes parmi ces communautés multilingues. Ceci est également le cas pour le français. Envisagez-vous d'enregistrer une extension « .fr », « .be », « .ch » ...etc. ? Dans la plupart des cas, le fait de présenter le contenu multilingue sous http://langue.siteweb.com ou http://www.siteweb.com/langue.html sera perçu positivement par les communautés étrangères – cela montre généralement une forme de respect et présente l'avantage pratique supplémentaire de faciliter l'accès aux informations de contenu du site Web. Dans ses outils de gestionnaire Web, Google recommande d'envisager l'enregistrement d'une extension étrangère mais, ici encore, il faut savoir que cela s'applique à quelque cas spécifiques. Et il faut ajouter qu'il n'existe pas d'algorithme de classement pouvant favoriser une extension .es pour l'Espagne par rapport à un site Web publiant un bon contenu en espagnol sous un sous-domaine. Je suggère personnellement d'évaluer chaque situation au cas par cas avant de prendre une décision. Je donnerais le même conseil aux personnes qui rédigent sur le sujet, d'un point de vue théorique, et qui n'auraient pas suffisamment d'exemples à l'appui pour renforcer cette idée. Je travaille dans le domaine du référencement multilingue depuis la fin des années 1990 et, après avoir passé en revue des milliers d'études de cas, je peux dire que chaque cas de référencement est unique si l'on considère la stratégie marketing, la langue et les ramifications culturelles ainsi que les autres variables algorithmiques en liaison avec le contenu multilingue global qui est publié.
Mathias Levarek, Ph.D. |
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